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Petite histoire de la poupée
à propos de la poupée
Des origines
Au XVIIIème siècle, la pandore objet luxueux est surtout réservée à l’aristocratie, ses héritières les poupées de mode vont voir leur développement durable grâce à la bourgeoisie au début du XIXème siècle. Ces premières poupées sont des œuvres artisanales, appelées communément « Pauline », les têtes en bois ou carton moulé (le plus souvent) sont achetées en Allemagne dans la région de Sonneberg. Elles sont montées et habillées en France le plus souvent dans le quartier des halles où l’artisanat de poupée a pris racine. Ceci explique la grande disparité de corps que l’on peut trouver souvent droit en peau mais aussi en toile. Les débuts de la porcelaine
Les techniques évoluent et l’on voit l’apparition de têtes en porcelaine vernissée. Toujours importées d’Allemagne où les fabricants les produisent en grande quantité et exportent dans le monde entier. On trouve le premier brevet de fabrication de tête en porcelaine en France en 1843 par le porcelainier Jacob-Petit (1796-1868). C’est le développement de l’industrie du jouet. De la porcelaine vernissée, on va passer au biscuit pressé tout d’abord puis coulé. 1870 est l’age d’or des poupées de mode qui se fabriqueront jusqu’à la fin du XIXème. Les fabricants français les plus connus sont Barrois (1858-1894), François Gaultier (1860-1899), Léon Casimir Bru (1862-1899) et Jumeau (1842-1899), …
La poupée de modeLa poupée de mode également appelée « parisienne » est critiquée. C’est une adulte dont la valeur est assortie aux nombres d’accessoires qui constituent sa garde robe. Certe elle contribue à l’éducation des filles, notamment par la couture de son vaste trousseau mais on la juge futile, on pense qu’elle ne prépare pas les petites filles à leur rôle de mère. C’est dans ce contexte que va naître le bébé. Directement inspiré des poupons japonais exposés en 1851 au Crystal Place à Londres, l’idée va très vite être adoptée avec une copie presque identique par l’entreprise allemande Motschmann vers 1860, Steiner en France va produire également une version proche du modèle japonais mais les plus belles réussites, on les doit à Jumeau en 1875 ou Bru dans les mêmes années. Le restaurateur de poupées
Le bébé
De Jumeau à SFBJ
A partir de 1910, la SFBJ produit également des bébés de caractère, poupées très expressives que l’on trouve avec des corps d’ages différents allant du bébé au petit enfant. La porcelaine d’un modèle à l’autre peut être de qualité très différente. On trouve également des têtes pleines avec des cheveux peints ou floqués. Les nouveaux matériaux
Parallèlement au développement du celluloïd, on voit aussi l’apparition des poupées en tissu et feutrine moulé. Dans les années 1925 on s’enthousiasme pour les poupées de salon. De nombreux artisans travaillèrent à des modèles uniques mais on peut noter que la société Gégé débuta dans les années 30 avec ce genre de fabrication. La société Raynal ( 1922-1980) lui développa les poupées en feutrine moulées puis les bébés et poupées en rhodoïd pour finir par des modèles de très bonne qualité en vinyle dont la poupée de mon enfance la « Tinnie ». On connait également les poupée Vénus ou Nicette. Dans les années 80 de nombreux fabricants français fabriquent encore des poupées, on peut citer Bella, ou Clodrey qui deviendra plus tard Corolle. Aujourd’huiMais qu’en est t’il de la poupée actuelle ? On joue toujours à la poupée ? Le féminisme est passé par là. Le rôle de la femme n’est plus réduit à la procréation et à l’éducation des enfants, la petite fille vie dans un milieu moins cloisonné et peut s’intéresser à d’autres jeux. Les Barbies sont encore très populaires en dignes héritières des poupées de mode. La boucle est bouclée. Pour les adultes actuels, le jeu reste mais le support change. Faire une partie de SIM’S, n’est ce pas jouer à la poupée virtuellement ?Mais si l’on veut retrouver le charme des poupées anciennes, peut-être est-il temps de commencer une collection. |